Aspartame : quel danger réel, et pourquoi l'OMS a dit deux choses le même jour

Coupelle de poudre blanche à côté d'un verre de boisson gazeuse brune

L'aspartame (E951) est un édulcorant intense autorisé dans l'Union européenne, que le Centre international de recherche sur le cancer a classé le 14 juillet 2023 comme « peut-être cancérogène pour l'homme », groupe 2B, et pour lequel le comité mixte FAO/OMS d'experts des additifs alimentaires a, le même jour, réaffirmé une dose journalière admissible inchangée de 40 mg par kilogramme de poids corporel.

Ces deux phrases sont vraies ensemble. Elles émanent toutes deux de l'Organisation mondiale de la santé, elles ont été publiées le même jour, dans le même communiqué. Presque tout ce qui s'écrit sur l'aspartame consiste à n'en retenir qu'une des deux.

Cette page fait l'inverse. Elle explique pourquoi deux instances de la même organisation peuvent conclure cela sans se contredire, ce que veut dire exactement « groupe 2B », et ce que la DJA représente en produits réels. C'est le seul angle qui tienne sur ce sujet, et c'est celui que personne ne traite proprement.

Nous préparons nous aussi un produit de cette catégorie. Voilà donc les faits, datés et sourcés, et vous en ferez ce que vous voulez.

Qu'est-ce que l'aspartame ?

L'aspartame est un édulcorant intense de synthèse, porteur du code E951. Chimiquement, c'est un dipeptide : l'assemblage de deux acides aminés, l'acide aspartique et la phénylalanine, tous deux présents naturellement dans les protéines alimentaires.

Trois propriétés expliquent son usage et ses limites :

  • Il sucre environ 200 fois plus que le sucre. On l'emploie donc en milligrammes là où le sucre se compte en grammes, ce qui explique son apport calorique négligeable dans un produit fini.
  • Il est digéré comme une protéine. Contrairement au sucralose, qui traverse le tube digestif en grande partie inchangé, l'aspartame est décomposé dans l'intestin en ses composants : acide aspartique, phénylalanine et méthanol. C'est cette décomposition qui alimente une partie du débat le concernant.
  • Il ne supporte pas la cuisson. Il perd son pouvoir sucrant à la chaleur, ce qui le cantonne aux produits non cuits : boissons, yaourts, chewing-gums, édulcorants de table.

On le trouve principalement dans les boissons « light » et « zéro », les yaourts allégés, les chewing-gums sans sucres, les édulcorants de table et certains médicaments.

Pourquoi la mention phénylcétonurie figure-t-elle sur l'étiquette ?

C'est la seule contre-indication formelle et médicalement établie de l'aspartame, et elle est réglementairement obligatoire.

La phénylcétonurie est une maladie génétique rare dans laquelle l'organisme ne parvient pas à métaboliser la phénylalanine, qui s'accumule alors dans le sang. L'aspartame en libère lors de sa digestion, et tout produit qui en contient doit donc porter une mention d'avertissement au titre de l'annexe III du règlement (UE) 1169/2011, dont le libellé est « contient une source de phénylalanine ».

Cette mention n'est pas un avertissement général de dangerosité. Elle s'adresse à une population identifiée, dépistée à la naissance en France depuis des décennies, et pour laquelle la phénylalanine de n'importe quelle protéine alimentaire pose le même problème.

L'aspartame est-il cancérogène ?

C'est la question, et elle appelle une réponse en trois temps que presque personne ne donne en entier.

Ce que le CIRC a décidé, et sur quelle base

Le 14 juillet 2023, le Centre international de recherche sur le cancer a classé l'aspartame dans le groupe 2B, « peut-être cancérogène pour l'homme ». Le communiqué de l'OMS précise la base de cette décision :

« Le CIRC a classé l'aspartame comme "peut-être cancérogène pour l'homme" (groupe 2B) sur la base d'une "indication limitée" de cancer chez l'homme (en particulier, pour le carcinome hépatocellulaire) » ainsi que d'une « indication limitée » de cancer chez l'animal de laboratoire.

Le terme indication limitée est un terme technique du CIRC, pas une atténuation rhétorique : il désigne le niveau de preuve le plus faible parmi ceux qui permettent encore un classement, celui où une association a été observée mais où le hasard, les biais et les facteurs de confusion n'ont pas pu être écartés avec une confiance raisonnable.

Ce que veut dire « groupe 2B »

Le classement du CIRC mesure la solidité des preuves qu'une substance peut causer un cancer, jamais l'ampleur du risque qu'elle fait courir. C'est le malentendu central sur ce sujet, et il produit à peu près toutes les erreurs de lecture qu'on trouve en ligne.

La définition donnée par le CIRC lui-même est la suivante : une classification en groupe 2B signifie le plus souvent que l'on dispose d'indications convaincantes que l'agent provoque le cancer chez l'animal de laboratoire, mais que l'on ne dispose pas, ou seulement de peu d'informations selon lesquelles il cause le cancer chez l'homme.

Figurent notamment dans ce même groupe 2B :

  • l'extrait d'aloe vera à feuille entière ;
  • les légumes marinés selon la méthode traditionnelle asiatique ;
  • les gaz d'échappement des moteurs à essence ;
  • les champs électromagnétiques de radiofréquence, ceux des téléphones portables.

Cette liste n'a pas pour but de banaliser le classement de l'aspartame. Elle a pour but de dire ce qu'un classement 2B est : la constatation d'un dossier de preuves incomplet, appelant d'autres travaux, et non un verdict de nocivité. Un agent du groupe 2B n'est pas « un cancérogène avec un doute » : c'est une substance sur laquelle la question reste ouverte.

Ce que le JECFA a conclu le même jour

Le comité mixte FAO/OMS d'experts des additifs alimentaires, le JECFA, a publié sa propre évaluation le 14 juillet 2023 également. Il a « réaffirmé qu'une personne peut consommer de l'aspartame sans risque » dans la limite de 40 milligrammes par kilogramme de poids corporel et par jour, DJA inchangée depuis 1981.

La raison pour laquelle ces deux conclusions coexistent tient à une distinction que les deux organismes appliquent explicitement :

  • Le CIRC évalue un danger, c'est-à-dire la capacité intrinsèque d'une substance à provoquer un effet, indépendamment de la dose et de l'exposition réelle.
  • Le JECFA évalue un risque, c'est-à-dire la probabilité qu'un effet survienne compte tenu des quantités effectivement consommées par la population.

L'eau bouillante est dangereuse ; le risque qu'elle vous brûle dépend de ce que vous en faites. C'est la même logique, appliquée à une molécule.

Quelle quantité d'aspartame est-il admis de consommer ?

La DJA de l'aspartame est de 40 mg par kilogramme de poids corporel et par jour, la plus élevée des quatre grands édulcorants intenses. L'OMS a fourni dans le même communiqué la traduction concrète, et elle est instructive :

« Avec une canette de boisson gazeuse light contenant 200 ou 300 mg d'aspartame, un adulte pesant 70 kg devrait consommer plus de 9 à 14 canettes par jour pour dépasser la dose journalière admissible. »
Poids corporel DJA correspondante Équivalent approximatif en canettes light
20 kg (enfant) 800 mg par jour près de 3 à 4 canettes
60 kg 2 400 mg par jour 8 à 12 canettes
70 kg 2 800 mg par jour 9 à 14 canettes
90 kg 3 600 mg par jour 12 à 18 canettes

Ces équivalences reposent sur la fourchette de 200 à 300 mg par canette donnée par l'OMS, qui n'est pas une valeur mesurée sur un produit précis : la teneur réelle varie d'une marque et d'une recette à l'autre, et elle n'est jamais indiquée. C'est précisément le problème traité plus bas.

Que dit l'EFSA, et sur quels points ?

L'Autorité européenne de sécurité des aliments a réévalué l'aspartame en 2013 et conserve une DJA de 40 mg/kg de poids corporel par jour. Son avis couvrait un périmètre plus large que la seule question du cancer, et deux de ses conclusions sont systématiquement omises parce qu'elles compliquent les deux récits en présence :

  • Sur le cerveau et le comportement, l'EFSA a conclu que l'aspartame n'entraîne pas de dommage pour le cerveau et le système nerveux et qu'il n'affecte pas le comportement ni le fonctionnement cognitif, chez l'enfant comme chez l'adulte. C'est la réponse directe à l'une des requêtes les plus fréquentes sur cet édulcorant, et elle est négative.
  • Sur les produits de dégradation, dont le méthanol souvent cité, l'évaluation a porté sur l'aspartame et ses produits de dégradation ensemble. L'EFSA chiffre l'ordre de grandeur : une canette de 330 mL de boisson au cola édulcorée à l'aspartame apporte une quantité de méthanol comparable à celle d'une bouteille de 500 mL de certains jus de fruits, jus d'orange ou de pamplemousse, et un jus de tomate en apporte plus de trois fois autant. Le méthanol, l'acide aspartique et la phénylalanine sont par ailleurs naturellement présents dans de nombreux aliments.

Ces conclusions ne closent pas le dossier. Elles en délimitent la partie qui, elle, est close.

Le dossier voisin, réexaminé plus récemment, se lit de la même façon : le sucralose et l'avis de l'EFSA de février 2026. Et pour ce que l'emballage est tenu d'en dire, ce que chaque mention engage légalement.

Le problème réel : la quantité n'est jamais sur l'étiquette

Vous savez qu'un adulte de 70 kg dispose de 2 800 mg d'aspartame par jour. Vous ne savez pas combien il y en a dans ce que vous buvez.

La réglementation impose de déclarer la présence d'un édulcorant, jamais son dosage. Le nom du produit doit être accompagné de la mention « avec édulcorant(s) » au titre de l'annexe III du règlement (UE) 1169/2011, et l'additif doit figurer dans la liste d'ingrédients sous son nom ou son code E. Ni l'une ni l'autre de ces obligations ne porte sur une quantité. Pour l'aspartame, seule s'y ajoute la mention phénylcétonurie, qui signale une présence et non un niveau.

Il n'existe pas, pour les édulcorants intenses, d'équivalent de la ligne « dont polyols » qui permet au moins d'estimer une teneur dans un produit qui en contient. La DJA est donc un chiffre juste et inutilisable en pratique.

C'est la limite commune à tous les édulcorants intenses, et elle se voit mieux quand on les met côte à côte : quel édulcorant choisir, DJA par DJA.

Ce que vous pouvez faire, et c'est peu :

  • Compter les sources, pas les milligrammes. Les seuils sont journaliers et se cumulent entre une boisson, un yaourt, un chewing-gum et un édulcorant de table.
  • Lire la liste d'ingrédients jusqu'au bout. L'aspartame est très fréquemment associé à l'acésulfame K, les deux se renforçant mutuellement, ce qui permet d'employer moins de chacun. Un produit peut ainsi contenir deux édulcorants intenses sans qu'aucun ne soit dosé haut.
  • Rapporter la DJA au poids du consommateur. Un enfant de 20 kg atteint sa limite quatre fois plus vite qu'un adulte de 80 kg, pour des produits qui ne lui indiquent aucune quantité.

Le cas qui l'accompagne presque toujours dans le même produit pose exactement le même problème de cumul : l'acésulfame potassium et sa DJA de 15 mg par kilo.

Comment se compare-t-il aux autres édulcorants intenses ?

Édulcorant Code Pouvoir sucrant DJA Point de vigilance principal
Aspartame E951 ≈ 200 × 40 mg/kg/j, la plus haute des quatre Contre-indiqué en cas de phénylcétonurie, mention obligatoire. Classé groupe 2B par le CIRC en 2023. Se dégrade à la cuisson.
Sucralose E955 ≈ 600 × 15 mg/kg/j Microbiote et dégradation à la chaleur, dossier ouvert
Acésulfame K E950 ≈ 100 à 200 × 15 mg/kg/j, relevée de 9 mg/kg en avril 2025 Presque toujours employé en mélange, donc rarement seul en cause
Glycosides de stéviol E960a à E960d ≈ 200 à 300 × 4 mg/kg/j (en équivalent stéviol) Arrière-goût réglisse marqué, DJA la plus basse du tableau

Une DJA haute ne signifie pas « plus sûr », et une DJA basse ne signifie pas « plus dangereux ». Ces valeurs traduisent le point de départ toxicologique retenu et le niveau de preuve disponible, pas une toxicité comparée. L'aspartame, qui porte le classement le plus inquiétant du tableau, a aussi la DJA la plus élevée : les deux faits sont exacts et ne se contredisent pas, parce qu'ils ne mesurent pas la même chose.

Et le cas inverse, celui qu'on présente comme naturel : la stévia, et ce que ce mot recouvre vraiment.

Questions fréquentes sur l'aspartame

L'aspartame est-il mauvais pour le foie ?

La question vient directement du classement du CIRC, dont l'indication limitée chez l'homme portait sur le carcinome hépatocellulaire, un cancer du foie. Ce point est donc à l'origine de la requête, et il est réel. Ce qu'il faut en retenir avec précision : le CIRC a jugé les indications limitées, c'est-à-dire insuffisantes pour écarter le hasard et les facteurs de confusion, et le JECFA a conclu le même jour à l'absence de préoccupation aux niveaux d'exposition actuels. Ni l'EFSA, dont la réévaluation de 2013 a maintenu la DJA de 40 mg/kg de poids corporel, ni le JECFA, qui l'a réaffirmée ce jour-là, ne concluent à un effet hépatique démontré aux doses de consommation courante.

L'aspartame est-il interdit ?

Non. Il est autorisé dans l'Union européenne, aux États-Unis et dans plus de quatre-vingt-dix pays. La requête vient de campagnes associatives demandant son interdiction, dont une pétition européenne lancée en février 2025 par trois organisations françaises, et d'une question écrite publiée au Journal officiel du Sénat le 20 février 2025 sur son innocuité. Une demande d'interdiction n'est pas une interdiction, et la distinction mérite d'être faite explicitement.

L'aspartame fait-il grossir ?

Il n'apporte pratiquement pas de calories, donc pas directement. Sur le résultat attendu de la substitution, en revanche, les agences sont plus réservées que le sens commun. L'Anses concluait le 9 janvier 2015 que ses travaux ne démontraient « aucun bénéfice de la consommation d'édulcorants intenses sur le contrôle du poids ». L'OMS a publié en mai 2023 une ligne directrice suggérant de ne pas utiliser les édulcorants sans sucre pour le contrôle du poids, qualifiée par elle-même de conditionnelle car fondée sur 283 études majoritairement observationnelles, et qui ne s'applique pas aux personnes atteintes d'un diabète préexistant.

L'aspartame fait-il monter la glycémie ?

Pris isolément, non : il n'apporte pas de glucides. Ce qui reste discuté porte sur des effets indirects, notamment une association observée dans des études de cohorte entre consommation d'édulcorants et risque de diabète de type 2. Ce sont des associations, dans des populations dont les habitudes alimentaires diffèrent par bien d'autres aspects, et elles n'établissent pas de causalité.

Quelle est la vérité sur l'aspartame ?

Elle est inconfortable pour les deux camps. Le dossier n'est ni clos ni alarmant : une agence spécialisée dans l'évaluation des dangers a jugé les preuves suffisantes pour ouvrir une question et insuffisantes pour la trancher ; une agence spécialisée dans l'évaluation des risques a jugé les niveaux de consommation actuels sans préoccupation. Écrire « cancérogène avéré » va au-delà de ce que les données permettent. Écrire « totalement inoffensif » aussi.

L'aspartame est-il autorisé chez l'enfant ?

Au-delà de quatre ans, oui, dans les mêmes catégories d'aliments que pour un adulte. En dessous, non : aucun édulcorant ne peut être ajouté aux produits spécialement destinés aux nourrissons et aux enfants de moins de quatre ans. La DJA étant calculée au poids corporel, elle reste mécaniquement bien plus basse chez l'enfant, pour des produits qui ne lui indiquent pas les quantités.

L'aspartame provoque-t-il des caries ?

Non. Il n'est pas fermenté par les bactéries de la plaque dentaire, ce qui est l'un des rares avantages non contestés des édulcorants intenses en général.

Peut-on cuisiner avec de l'aspartame ?

Mal. Il perd son pouvoir sucrant à la chaleur, ce qui le rend inadapté à la pâtisserie et aux préparations chauffées. C'est une différence pratique nette avec l'acésulfame K et le sucralose, tous deux stables à la cuisson.


Sources et méthode. Organisation mondiale de la santé, communiqué du 14 juillet 2023 « Publication des résultats de l'évaluation des dangers et des risques liés à l'aspartame », pour le classement du CIRC en groupe 2B, sa base d'indications limitées, le carcinome hépatocellulaire, la réaffirmation par le JECFA de la dose journalière admissible de 40 mg par kilogramme de poids corporel et l'exemple des 9 à 14 canettes pour un adulte de 70 kg. Centre international de recherche sur le cancer, document questions-réponses sur les Monographies, pour la définition du groupe 2B et la distinction entre évaluation de danger et évaluation de risque, et liste des agents classés en groupe 2B pour les exemples cités. Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), réévaluation de l'aspartame (E 951), 2013, et dossier thématique aspartame, pour la DJA de 40 mg/kg, les conclusions sur le cerveau, le système nerveux, le comportement et le fonctionnement cognitif, et la comparaison de l'apport en méthanol avec celui des jus de fruits. Règlement (CE) 1333/2008 sur les additifs alimentaires, pour l'interdiction des édulcorants dans les aliments destinés aux enfants de moins de quatre ans. Règlement (UE) 1169/2011 sur l'information du consommateur, annexe III, pour la mention « avec édulcorant(s) » et la mention relative à la source de phénylalanine. Inserm, communiqué du 24 mars 2022 sur les résultats de la cohorte NutriNet-Santé, pour l'association observée entre consommation d'édulcorants et risque de cancer. Anses, avis du 9 janvier 2015 « Édulcorants intenses : pas d'intérêt nutritionnel démontré pour les usages alimentaires ». OMS, ligne directrice de mai 2023 sur l'usage des édulcorants sans sucre, pour la recommandation conditionnelle, les 283 études examinées et son périmètre. Sénat, question écrite « Innocuité de l'aspartame » publiée au Journal officiel du 20 février 2025, et pétition européenne de février 2025 portée par trois organisations françaises, pour l'état du débat public français. EFSA, réévaluations du sucralose (E 955, 17 février 2026), de l'acésulfame K (E 950, 30 avril 2025) et avis du 4 novembre 2024 sur les glycosides de stéviol, pour les valeurs du tableau comparatif. Relevé de la page de résultats Google « aspartame danger », France, 8 septembre 2026, pour la composition du paysage éditorial sur cette question. Les associations rapportées par les études de cohorte sont présentées comme des associations, ce qu'elles sont : elles n'établissent pas de causalité et ne constituent pas une conclusion des agences sanitaires. Cet article est une information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.