Érythritol : quel danger réel, et ce que dit l'avis de l'EFSA en entier

Coupelle de cristaux d'érythritol, bécher de laboratoire et pipette en verre

L'érythritol (E968) est le polyol le mieux toléré de sa famille sur le plan digestif, et l'Autorité européenne de sécurité des aliments lui a fixé le 20 décembre 2023 une dose journalière admissible de 0,5 gramme par kilo de poids corporel et par jour. Cette DJA n'est pas calée sur une toxicité : elle est calée sur la dose la plus basse, dans les études chez l'humain, qui ne provoquait pas de diarrhée.

Ce qui occupe la première place des résultats naturels de Google sur cette requête n'est pas cet avis, mais son résumé en langage clair, publié par l'EFSA. C'est ce résumé que reprennent les pages qui citent l'agence, et il tient en quelques phrases là où l'avis énonce trois conclusions distinctes : deux ne circulent nulle part, et l'une d'elles corrige la lecture spontanée de l'autre. Les trois sont ci-dessous, avec la question cardiovasculaire de 2023 qui a fait beaucoup de bruit et qu'il faut ramener à son état réel.

Qu'est-ce que l'érythritol ?

L'érythritol est un polyol, aussi appelé alcool de sucre, portant le code E968. Il est produit industriellement par fermentation de glucose ou de saccharose au moyen de levures, Moniliella pollinis ou Moniliella megachiliensis, non génétiquement modifiées : c'est la définition que l'EFSA a recommandé d'inscrire dans les spécifications européennes en 2023. Il existe aussi à l'état naturel dans certains fruits et aliments fermentés, et l'organisme humain en produit lui-même, ce qui aura son importance plus bas.

Ses caractéristiques mesurées :

  • 0 kcal par gramme dans l'étiquetage européen. C'est la seule exception à la valeur de conversion de 2,4 kcal/g que l'annexe XIV du règlement (UE) 1169/2011 applique à tous les autres polyols.
  • Un pouvoir sucrant d'environ 0,7 fois celui du saccharose, donc inférieur au sucre. Comme les autres polyols, c'est un édulcorant de masse : il s'emploie en grammes, pas en milligrammes.
  • Une absorption de 60 à 90 % dans l'intestin grêle, croissante avec la dose, suivie d'une élimination intacte dans les urines. C'est cette absorption précoce qui explique sa tolérance digestive supérieure : très peu d'érythritol atteint le côlon, où fermentent les autres polyols.
  • Non cariogène : il n'est pas métabolisé par les bactéries de la plaque dentaire.

On le trouve dans les produits « sans sucres » et à teneur réduite en sucres, les confiseries, les boissons, une partie des produits destinés aux régimes pauvres en glucides, et il est vendu en sachet pour la cuisine. Il est fréquemment associé aux glycosides de stéviol, dont il compense l'arrière-goût et le volume manquant.

L'érythritol est-il le polyol le mieux toléré ?

Oui, et c'est mesuré. Dans l'étude de tolérance de référence (Oku et Okazaki, Nutrition Research, 1996), le seuil d'apparition de l'effet laxatif en dose unique est de 0,66 gramme par kilo de poids corporel chez l'homme et 0,80 chez la femme, contre 0,17 et 0,24 g/kg pour le sorbitol, soit trois à quatre fois plus haut. Les deux bornes ne sont donc pas une fourchette d'incertitude, ce sont les valeurs des deux sexes. C'est le meilleur seuil de la famille. À noter que l'EFSA, qui a passé en revue l'ensemble des études humaines, retient une borne basse plus prudente : la plus petite dose sans effet observé pour la diarrhée qu'elle a trouvée est de 0,5 g/kg, et c'est elle qui sert de point de référence à la DJA.

Polyol Code Énergie Seuil de tolérance digestive
Érythritol E968 0 kcal/g 0,66 g/kg chez l'homme, 0,80 g/kg chez la femme, le plus haut de la famille
Xylitol E967 2,4 kcal/g Diarrhées ou flatulences rapportées à partir d'environ 50 g/jour
Maltitol E965 2,4 kcal/g Inconfort rapporté entre 30 et 50 g/jour
Sorbitol E420 2,4 kcal/g Effet laxatif dès 0,17 g/kg chez l'homme et 0,24 g/kg chez la femme

Il faut le dire même quand cela complique le propos : sur le seul critère du confort digestif, qui est le motif principal pour lequel on cherche « danger » à propos d'un polyol, l'érythritol est le meilleur choix de sa famille. Ce n'est pas une opinion, c'est un écart de seuil d'un facteur trois à quatre, mesuré dans une même étude.

L'écart se lit clairement en regard du polyol le plus courant du rayon : le maltitol et ses seuils réels.

Ce que dit l'avis de l'EFSA du 20 décembre 2023, en entier

C'est ici que la lecture devient plus intéressante, parce que trois conclusions coexistent dans le même document et qu'on n'en cite jamais qu'une.

1. Une DJA a été fixée, et elle repose sur la diarrhée

L'érythritol a longtemps été le polyol sans DJA chiffrée, comme les autres. Ce n'est plus vrai depuis cet avis : l'EFSA a établi une dose journalière admissible de 0,5 g par kilo de poids corporel et par jour, à partir de la dose sans effet indésirable observé la plus basse relevée dans les études humaines, celle qui ne provoquait pas de diarrhée. L'agence précise que ce seuil protège aussi des conséquences à plus long terme d'une diarrhée répétée, comme un déséquilibre électrolytique.

Traduite en poids réels, cette DJA reste élevée pour un usage alimentaire courant :

Poids corporel DJA correspondante
20 kg (enfant) 10 grammes par jour
60 kg 30 grammes par jour
70 kg 35 grammes par jour
90 kg 45 grammes par jour

2. L'exposition estimée dépasse cette DJA, et l'avis dit aussitôt dans quels scénarios

C'est la phrase que personne ne reprend, et elle est dans le résumé en langage clair publié par l'EFSA elle-même :

« Dans tous les groupes de personnes, on estime que l'exposition tant aiguë que chronique à l'érythritol est supérieure à la DJA nouvellement définie. »

L'agence en tire directement la conséquence : les consommateurs dont l'apport en érythritol est élevé peuvent ressentir des effets indésirables, après une prise unique comme après des prises répétées. Autrement dit, la DJA n'a pas été fixée à un niveau confortablement au-dessus de ce que les gros consommateurs peuvent atteindre.

Deux précisions du texte intégral sont indispensables pour lire cette phrase correctement, et elles vont dans le sens inverse du titre.

Ce sont les estimations au 95e percentile qui atteignent ou dépassent la DJA, pas la consommation moyenne. En chronique, l'exposition la plus élevée relevée par l'EFSA est de 742 mg/kg de poids corporel et par jour en moyenne, et de 1 532 mg/kg par jour au 95e percentile, chez les plus jeunes groupes de population. En aigu, elle monte jusqu'à 3 531 mg/kg par repas au 99e percentile chez l'enfant.

Et l'EFSA écrit elle-même que ces estimations surestiment l'exposition réelle. Les deux scénarios chroniques retenus, celui de la fidélité à une marque et celui des teneurs maximales autorisées, comme le scénario aigu par repas, sont conservateurs par construction : ils supposent par exemple que la totalité des produits de certaines catégories contient l'édulcorant, alors que les relevés de marché donnent au plus 24 % dans certaines sous-catégories. Le panel qualifie explicitement les deux évaluations d'exposition de surestimation.

Ce constat ne dit donc pas qu'il y a un danger toxicologique, ni que la population générale dépasse la DJA au quotidien : l'effet indésirable en cause reste la diarrhée, et le dépassement concerne les gros consommateurs dans des scénarios prudents. Mais il déplace quand même la question. Le seuil n'est pas hors d'atteinte, ce qui remet l'érythritol dans la même logique que les autres polyols au lieu de l'en sortir.

3. La mention laxative reste obligatoire

Une demande d'exemption était sur la table : compte tenu de sa bonne tolérance, l'érythritol aurait pu être dispensé de la mention « une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs » imposée par l'annexe III du règlement (UE) 1169/2011 aux denrées contenant plus de 10 % de polyols ajoutés. L'EFSA ne l'a pas accordée. La mention reste valide et l'érythritol y reste soumis.

Trois conclusions, donc, dans un seul avis : un seuil, un dépassement de ce seuil chez les gros consommateurs, et un avertissement maintenu. Les pages qui ne retiennent que la première ne mentent pas, elles s'arrêtent au tiers du document.

L'érythritol présente-t-il un risque cardiovasculaire ?

C'est la question qui a fait le bruit de 2023, et c'est celle sur laquelle il est le plus tentant de conclure trop vite, dans un sens comme dans l'autre.

Ce que l'étude a mesuré

Des travaux publiés dans Nature Medicine en mars 2023, conduits par une équipe de la Cleveland Clinic, ont mesuré les concentrations sanguines de plusieurs polyols chez des patients suivis pour un risque cardiovasculaire. Les taux élevés d'érythritol circulant étaient associés à davantage d'événements cardiovasculaires graves, décès, infarctus ou accident vasculaire cérébral, dans les trois années suivantes. Le signal, trouvé sur une cohorte initiale de 1 157 patients américains, a été retrouvé sur deux cohortes de validation indépendantes, américaine (2 149 patients) et européenne (833 patients). Les auteurs ont complété par des expériences suggérant que l'érythritol favorise l'activation des plaquettes sanguines et la formation de caillots. La même équipe a publié en juillet 2024, dans l'European Heart Journal, un résultat de même nature sur le xylitol.

Ce second volet a sa propre lecture : ce que dit vraiment l'étude de 2024 sur le xylitol.

Ce que l'EFSA en a fait

L'agence a examiné ces travaux dans le cadre de sa réévaluation. Sa conclusion tient en deux parties, et les deux comptent :

  • Les données disponibles ne permettent pas d'établir un lien de causalité entre la consommation alimentaire d'érythritol et une augmentation du risque de maladie cardiovasculaire.
  • Des recherches complémentaires seraient utiles pour clarifier la nature de l'association observée dans certaines études d'observation.

L'agence nomme précisément la limite qui la fait s'arrêter là : rien ne garantit que les taux d'érythritol circulants mesurés dans ces études reflètent l'exposition alimentaire liée à l'usage de l'additif. C'est l'objection décisive, et elle a une raison physiologique. L'organisme humain fabrique lui-même de l'érythritol, à partir du glucose, par une voie métabolique connue sous le nom de voie des pentoses phosphates. Cette production interne augmente en réponse au stress oxydatif. Un taux sanguin élevé peut donc être la trace d'un état métabolique dégradé plutôt que la trace d'un régime riche en érythritol, et un état métabolique dégradé est par lui-même un facteur de risque cardiovasculaire.

La formulation honnête est donc celle-ci, et elle est inconfortable des deux côtés : ce n'est pas une question sans examen, elle a été examinée ; ce n'est pas une question tranchée non plus, l'agence a explicitement demandé des travaux supplémentaires. Écrire « l'érythritol provoque des infarctus » va au-delà des données. Écrire « la question est réglée » aussi.

Faut-il éviter l'érythritol ?

La réponse ne se déduit pas d'un verdict global, elle dépend du critère retenu, et il vaut mieux les séparer.

Si votre critère est Ce que disent les données
Le confort digestif L'érythritol est le mieux placé de sa famille, avec un seuil laxatif trois à quatre fois plus haut que celui du sorbitol.
L'apport calorique 0 kcal/g dans l'étiquetage européen, seul polyol dans ce cas. L'économie est réelle, sur ce poste seulement.
La glycémie Absorbé puis excrété intact, l'érythritol n'apporte pas de glucides assimilables. C'est le polyol le plus neutre sur ce plan.
Le statut réglementaire Autorisé, mais désormais avec une DJA chiffrée que l'exposition estimée des gros consommateurs dépasse, dans des scénarios que l'EFSA juge elle-même surestimés, et une mention laxative maintenue en 2023.
La question cardiovasculaire Ouverte. Examinée par l'EFSA en 2023, sans lien de causalité établi, avec une demande explicite de travaux complémentaires.

Ce qui reste raisonnable de faire, et c'est peu de chose :

  • Chercher le chiffre plutôt que la mention. La ligne « dont polyols » du tableau nutritionnel donne la quantité réelle, en grammes pour 100 grammes. Elle est facultative, et c'est le seul chiffre exploitable quand elle est là.
  • Compter sur la journée, pas sur la portion. Les seuils sont journaliers et les sources s'additionnent.
  • Ne pas confondre « mieux toléré » et « sans effet ». Le premier est démontré, le second ne l'est pas.

La comparaison complète, polyol par polyol, se trouve ici : les seuils de tolérance comparés de la famille. Et pour vérifier ce qu'un emballage est tenu d'afficher, ce que chaque mention engage légalement.

Questions fréquentes sur l'érythritol

Est-ce que l'érythritol est bon pour la santé ?

Ce n'est pas un aliment bénéfique, c'est un substitut du sucre. Comparé au saccharose, il apporte moins de calories, n'élève pas la glycémie et ne provoque pas de caries. Ce sont trois avantages relatifs, pas des bénéfices absolus, et un produit sucré à l'érythritol reste un produit transformé.

Quelle est la différence entre le xylitol et l'érythritol ?

Trois différences comptent. L'érythritol est absorbé à 60 à 90 % selon la dose dans l'intestin grêle et atteint donc peu le côlon, ce qui lui donne la meilleure tolérance digestive de la famille, quand le xylitol fermente davantage. L'érythritol est étiqueté 0 kcal/g, le xylitol 2,4 kcal/g. Enfin, et ce n'est pas anecdotique dans un foyer avec un animal, le xylitol est toxique pour le chien dès 0,1 gramme par kilo de son poids, ce qui n'est pas le cas de l'érythritol. En sens inverse, le xylitol a un pouvoir sucrant équivalent à celui du sucre, l'érythritol seulement 0,7 fois.

L'érythritol est-il dangereux pour le chien ?

La requête existe et elle vient probablement d'une confusion avec le xylitol, qui est le polyol réellement dangereux pour le chien. Aucune toxicité comparable n'est documentée pour l'érythritol. Cela ne fait pas d'un produit sucré un aliment adapté à un chien, mais l'urgence vétérinaire décrite pour le xylitol ne s'applique pas ici.

Le détail de cette urgence et les doses qui la déclenchent figurent sur la page consacrée à la toxicité du xylitol chez le chien.

L'érythritol abîme-t-il le foie ?

La requête circule ; elle ne correspond à aucune conclusion d'agence sanitaire. L'érythritol est absorbé puis excrété intact dans les urines sans être métabolisé, ce qui fait de la voie hépatique un point d'attention peu probable. Les travaux en cours portent sur le versant cardiovasculaire, pas sur le foie.

L'érythritol convient-il aux personnes diabétiques ?

Il n'apporte pas de glucides assimilables et n'élève pas la glycémie, ce qui explique sa présence dans les produits destinés à cette population. Cela ne dispense pas d'examiner le produit entier plutôt que ce seul ingrédient, ni d'en parler à un professionnel de santé.

Quel est l'édulcorant le plus sain ?

Ce que l'EFSA publie, ce sont des doses journalières admissibles, substance par substance : quatre avis distincts entre décembre 2023 et février 2026 pour l'érythritol, les glycosides de stéviol, l'acésulfame K et le sucralose, chacun conclu séparément. Pas un palmarès. Et la question n'a pas de réponse unique, parce que les risques comparés ne sont pas de même nature. Une DJA basse ne signifie pas « plus dangereux » : elle traduit le niveau de preuve disponible et les marges de sécurité retenues, pas une toxicité comparée. Et les unités ne sont pas les mêmes d'une famille à l'autre : les édulcorants intenses ont des DJA en milligrammes par kilo, les polyols en grammes. L'écart est d'un facteur mille, et il traduit simplement le fait qu'on emploie les uns au milligramme et les autres à la cuillère.

L'érythritol est-il naturel ?

Il existe à l'état naturel dans certains fruits et dans des aliments fermentés, et l'organisme humain en produit. Celui qui est employé dans l'industrie est obtenu par fermentation industrielle de glucose ou de saccharose au moyen de levures. La matière première est végétale, le procédé est industriel : les deux formulations qu'on rencontre, « naturel » ou « artificiel », sont chacune trompeuses à leur façon.


Sources et méthode. Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), « Réévaluation de l'érythritol (E 968) en tant qu'additif alimentaire », EFSA Journal 2023;21(12):e8430, publié le 20 décembre 2023, et son résumé en langage clair (EFSA Journal 2023;21(12):p211203), pour la DJA de 0,5 g/kg de poids corporel par jour, la dose sans effet indésirable observé de 0,5 g/kg retenue sur le critère de la diarrhée, la phrase citée sur le dépassement de la DJA par l'exposition estimée aiguë et chronique dans tous les groupes de population, les chiffres d'exposition (742 mg/kg par jour en moyenne, 1 532 mg/kg par jour au 95e percentile, 3 531 mg/kg par repas au 99e percentile), la mention par le panel que les scénarios de fidélité à une marque, de teneurs maximales autorisées et d'exposition aiguë par repas surestiment l'exposition réelle, le refus d'exempter l'érythritol de la mention laxative, l'absorption de 60 à 90 %, l'origine du procédé de fabrication, l'absence de lien de causalité établi avec le risque cardiovasculaire et la réserve sur la représentativité des taux circulants. Règlement (UE) 1169/2011 (INCO), annexe III pour la mention obligatoire au-delà de 10 % de polyols ajoutés, annexe XIV pour la valeur de conversion énergétique de 0 kcal/g propre à l'érythritol. Witkowski M. et coll., « The artificial sweetener erythritol and cardiovascular event risk », Nature Medicine, mars 2023, 29(3):710-718, pour les cohortes (1 157 patients en découverte, 2 149 et 833 en validation), l'association observée sur trois ans et les travaux sur l'activation plaquettaire. Witkowski M. et coll., « Xylitol is prothrombotic and associated with cardiovascular risk », European Heart Journal, 12 juillet 2024, pour le résultat de même nature sur le xylitol. Mémorandum d'évaluation de la Food and Drug Administration américaine du 15 juin 2023 consacré à cet article, pour la production endogène d'érythritol chez les mammifères par la voie des pentoses phosphates et son augmentation en réponse au stress oxydatif. Oku T. et Okazaki M., « Laxative threshold of sugar alcohol erythritol in human subjects », Nutrition Research, 1996, pour les seuils laxatifs en dose unique de l'érythritol (0,66 g/kg chez l'homme, 0,80 g/kg chez la femme) et du sorbitol (0,17 et 0,24 g/kg). Ce sont des valeurs mesurées et non des valeurs réglementaires ; la tolérance individuelle varie. Relevé de la page de résultats Google « érythritol danger », France, 8 septembre 2026, pour la composition du paysage éditorial et les questions posées. Cet article est une information générale et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.